Sommaire
À retenir
- Walmart arrive en tête avec environ 681 milliards de dollars de chiffre d’affaires, devant Amazon et State Grid.
- Le Fortune Global 500 classe les groupes selon leurs ventes annuelles plutôt que selon leur capitalisation boursière ou leur bénéfice.
- L’énergie et la distribution dominent le palmarès, avec plusieurs groupes pétroliers, électriques et commerciaux parmi les premiers rangs.
- Apple et Alphabet illustrent des modèles technologiques capables de générer une forte rentabilité malgré des revenus inférieurs à ceux des distributeurs.
- Les revenus des compagnies pétrolières évoluent fortement selon les prix de l’énergie, la demande mondiale et les tensions géopolitiques.
Walmart, Amazon, State Grid, Saudi Aramco et Apple ne jouent pas dans la même industrie, mais ils partagent une dimension hors norme. Leurs activités couvrent la distribution, l’énergie, la santé, l’automobile et les technologies, avec des revenus annuels qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars.
La notion de « plus grande entreprise » dépend toutefois du critère retenu. Le chiffre d’affaires mesure le volume d’activité, tandis que la capitalisation boursière évalue les anticipations des investisseurs et que le bénéfice révèle davantage la rentabilité.
Un classement fondé sur le chiffre d’affaires
Le Fortune Global 500 est l’un des palmarès les plus utilisés pour comparer les grandes entreprises internationales. Il classe les groupes selon leur chiffre d’affaires annuel, et non selon leur valeur en Bourse ou leur nombre de salariés.
Cette distinction est essentielle. Une compagnie pétrolière peut générer un chiffre d’affaires immense avec une marge fluctuante, alors qu’une entreprise technologique peut afficher des revenus inférieurs, mais une rentabilité et une capitalisation beaucoup plus élevées.
Les données ci-dessous reprennent le classement présenté pour l’édition 2025, établie à partir des exercices financiers précédents. Les montants sont exprimés en milliards de dollars américains et arrondis afin de faciliter la lecture.

Les 20 groupes qui dominent le palmarès
| Rang | Entreprise | Secteur principal | Chiffre d’affaires indicatif |
|---|---|---|---|
| 1 | Walmart | Distribution | 681,0 |
| 2 | Amazon | Commerce et services numériques | 638,0 |
| 3 | State Grid | Électricité | 548,4 |
| 4 | Saudi Aramco | Hydrocarbures | 480,2 |
| 5 | China National Petroleum | Hydrocarbures | 412,6 |
| 6 | Sinopec | Énergie et pétrochimie | 407,5 |
| 7 | UnitedHealth Group | Santé et assurance | 400,3 |
| 8 | Apple | Technologies | 391,0 |
| 9 | CVS Health | Santé et pharmacie | 372,8 |
| 10 | Berkshire Hathaway | Assurance et investissement | 371,4 |
| 11 | McKesson | Distribution pharmaceutique | 359,1 |
| 12 | Volkswagen | Automobile | 351,1 |
| 13 | Alphabet | Technologies et publicité numérique | 350,0 |
| 14 | ExxonMobil | Hydrocarbures | 349,6 |
| 15 | Toyota | Automobile | 315,1 |
| 16 | Cencora | Distribution pharmaceutique | 293,9 |
| 17 | Costco Wholesale | Distribution | 254,5 |
| 18 | JPMorgan Chase | Banque et services financiers | 177,5 |
| 19 | Industrial and Commercial Bank of China | Banque | 215,0 |
| 20 | China State Construction Engineering | BTP et infrastructures | 220,0 |
Les chiffres des banques ne sont pas parfaitement comparables à ceux des distributeurs ou des industriels, car leurs normes comptables et la présentation de leurs revenus diffèrent. Le classement reste néanmoins utile pour mesurer le poids économique global des groupes concernés.

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Une forte présence de l’énergie et de la distribution
La première lecture du tableau fait ressortir la puissance de la distribution. Walmart doit son premier rang à un réseau mondial de magasins, à ses activités de vente en ligne et à une clientèle très large, notamment en Amérique du Nord.
Amazon occupe une position particulière. Le groupe ne dépend plus uniquement du commerce électronique : ses revenus reposent aussi sur la publicité, les abonnements et surtout AWS, sa branche de services informatiques en nuage.
L’énergie occupe également une place centrale, avec State Grid, Saudi Aramco, China National Petroleum, Sinopec et ExxonMobil. Leur présence rappelle que les hydrocarbures, le transport d’électricité et la pétrochimie restent indispensables au fonctionnement de l’économie mondiale, malgré la progression des énergies renouvelables.
- Distribution : Walmart, Amazon et Costco s’appuient sur des volumes de vente considérables et sur des chaînes logistiques très intégrées.
- Énergie : Saudi Aramco, Sinopec, China National Petroleum et ExxonMobil restent sensibles aux prix du pétrole, au niveau de la demande et aux décisions géopolitiques.
- Santé : UnitedHealth Group, CVS Health, McKesson et Cencora profitent de la hausse des dépenses médicales et du vieillissement démographique.
- Technologies et industrie : Apple, Alphabet, Volkswagen et Toyota illustrent la diversité des modèles fondés sur l’innovation, la production et la puissance des marques.
Des modèles économiques très différents
Comparer ces entreprises uniquement par leurs ventes serait trompeur. Saudi Aramco, par exemple, peut afficher une rentabilité exceptionnelle lorsque les cours du pétrole sont élevés, alors qu’un distributeur comme Walmart travaille traditionnellement avec des marges beaucoup plus faibles.
Apple et Alphabet montrent l’écart entre chiffre d’affaires et bénéfice. Leurs marques, leurs logiciels, leurs plateformes publicitaires et leurs écosystèmes numériques leur permettent de transformer une part importante de leurs revenus en résultat net.
Dans le secteur automobile, Toyota et Volkswagen doivent composer avec des investissements industriels lourds, des chaînes d’approvisionnement complexes et la transition vers le véhicule électrique. Leur taille facilite la recherche et les économies d’échelle, mais elle augmente aussi l’exposition aux tensions commerciales et aux changements réglementaires.
| Critère | Ce qu’il mesure | Limite principale |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | Le volume total des ventes | Ne renseigne pas directement sur la rentabilité |
| Bénéfice net | Le résultat après charges et impôts | Peut varier fortement selon les éléments exceptionnels |
| Capitalisation boursière | La valeur attribuée par les marchés | Évolue quotidiennement et reflète des anticipations |
| Effectif | Le nombre de salariés | Favorise les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre |

Pourquoi les positions évoluent d’une année à l’autre
Un classement annuel n’est jamais figé. Les variations des prix de l’énergie peuvent modifier rapidement les revenus des compagnies pétrolières, tandis que les taux de change influencent la conversion des comptes publiés dans différentes monnaies.
La croissance du numérique transforme aussi la hiérarchie. Amazon bénéficie de ses infrastructures logistiques et cloud, Alphabet tire parti de la publicité en ligne, et Apple conserve une puissance commerciale fondée sur ses appareils, ses services et la fidélité de ses utilisateurs.
Dans la santé, la progression des dépenses médicales soutient les assureurs, les pharmacies et les distributeurs de médicaments. Cette évolution s’accompagne cependant d’un encadrement réglementaire renforcé, notamment sur les prix, les remboursements et la protection des données.
Un chiffre d’affaires élevé ne signifie pas automatiquement qu’une entreprise est la plus rentable, la plus innovante ou la plus valorisée.
Ce que ce palmarès révèle de l’économie mondiale
La composition du classement met en évidence la coexistence de plusieurs puissances économiques. Les États-Unis dominent les technologies, les services financiers, la santé et la distribution, tandis que la Chine occupe une place majeure dans l’énergie, les infrastructures et les réseaux électriques.
Le palmarès montre aussi que les entreprises les plus imposantes répondent souvent à des besoins fondamentaux : se nourrir, se déplacer, se soigner, accéder à l’énergie ou utiliser des services numériques. Leur influence dépasse donc leurs seuls résultats financiers, car elles structurent des chaînes d’approvisionnement et emploient directement ou indirectement des millions de personnes.
Pour interpréter correctement ces données, il faut croiser plusieurs indicateurs : marge opérationnelle, endettement, trésorerie, croissance, présence internationale et capacité d’innovation. Une société moins bien classée par son chiffre d’affaires peut ainsi présenter une situation financière plus solide qu’un groupe mieux placé.
Une hiérarchie appelée à se transformer
Les vingt premiers groupes mondiaux forment un instantané de l’économie, pas une vérité définitive. Les transitions énergétique et numérique, les tensions géopolitiques, l’intelligence artificielle et l’évolution des habitudes de consommation pourraient modifier sensiblement leur ordre dans les prochaines années.
Ce palmarès reste précieux pour comprendre les rapports de force entre secteurs et régions. Il rappelle surtout que la taille repose sur des réalités multiples : volume d’activité, rentabilité, innovation, maîtrise des ressources et capacité à s’adapter.
FAQ
Walmart occupe la première place du classement présenté, avec un chiffre d’affaires indicatif d’environ 681 milliards de dollars, devant Amazon et State Grid.
Le classement repose principalement sur le chiffre d’affaires annuel des groupes, contrairement à la capitalisation boursière, au bénéfice net ou au nombre de salariés.
Apple et Alphabet figurent dans le tableau, tandis qu’Amazon combine commerce électronique, publicité, abonnements et services cloud grâce à sa branche AWS.
L’énergie occupe une place majeure avec State Grid, Saudi Aramco, China National Petroleum, Sinopec et ExxonMobil, dont les revenus dépendent notamment des marchés énergétiques.
Un chiffre d’affaires élevé indique un volume important de ventes, mais il ne renseigne pas directement sur les marges, la dette, la trésorerie ou la rentabilité réelle.
La comparaison reste imparfaite, car les banques utilisent des normes comptables et présentent leurs revenus différemment des distributeurs, des compagnies pétrolières ou des constructeurs automobiles.
